← Tous les guides

Patrimoine et transmission

Assurance vie et succession : créer les bonnes liquidités au bon endroit.

Une succession peut détenir beaucoup de valeur sans avoir l’argent nécessaire pour payer l’impôt, les dettes, les frais ou racheter des actions. L’assurance vie peut combler un manque de liquidités lorsqu’elle est coordonnée avec le testament et les bénéficiaires.

Guide mis à jour le 27 août 2026 · Lecture de 8 à 12 minutes

Les données derrière la décision

Quelques repères vérifiables.

JVM

Valeur utilisée pour plusieurs biens au décès

L’ARC indique que les immobilisations transférées à d’autres bénéficiaires sont généralement réputées cédées à leur juste valeur marchande immédiatement avant le décès.

Source : ARC — gains au décès
36 mois

Délai général d’immobilisation au conjoint

Pour le report décrit par l’ARC, le bien doit généralement être immobilisé au profit de l’époux ou conjoint de fait dans les 36 mois suivant le décès.

Source : ARC — transfert au conjoint
100 %

Revenu net pouvant soutenir certains dons au décès

Sous les règles décrites par l’ARC, les dons admissibles réclamés dans la déclaration finale peuvent atteindre le revenu net, sous réserve des limites et conditions applicables.

Source : ARC — dons au décès
01

Calculer l’impôt potentiel sans appeler cela un impôt successoral

Le Canada n’impose pas un droit successoral unique sur la valeur totale. Toutefois, la disposition réputée d’immobilisations, les régimes enregistrés et certains revenus peuvent créer un impôt dans la déclaration finale. Le liquidateur doit aussi produire les déclarations requises au Québec.

02

Évaluer le manque de liquidités

Additionnez les impôts estimés, dettes, frais finaux, honoraires, legs en argent, coûts d’entretien des biens et obligations d’entreprise. Soustrayez ensuite l’encaisse, les placements liquides et les assurances existantes réellement disponibles pour ces objectifs.

03

Choisir le bénéficiaire selon le trajet souhaité

Un bénéficiaire nommé peut recevoir directement la prestation selon le contrat. Lorsque la succession est bénéficiaire, l’argent entre dans la succession, suit le testament et peut être exposé aux créanciers et aux délais administratifs. Au Québec, la désignation du conjoint est présumée irrévocable sauf indication contraire; la coordination avec le notaire est essentielle.

04

Prévoir les bénéficiaires mineurs ou vulnérables

Nommer directement un enfant mineur ne crée pas automatiquement une gestion adaptée à ses besoins. Une fiducie, un administrateur et des modalités testamentaires peuvent être requis. La désignation d’assurance et le testament doivent utiliser des termes compatibles.

05

Égaliser sans forcer la vente d’un actif

Une entreprise, un immeuble ou une terre familiale ne se divise pas facilement. L’assurance peut fournir un capital à certains héritiers pendant qu’un autre reçoit l’actif, à condition que les valeurs, l’impôt et l’évolution future soient révisés périodiquement.

06

Coordonner les REER, FERR et autres comptes

La désignation d’un conjoint ou d’un bénéficiaire admissible peut permettre certains transferts ou reports. Sans mécanisme admissible, la valeur d’un REER ou d’un FERR peut être incluse dans le revenu lié au décès. Une désignation ne doit donc pas être évaluée uniquement selon la rapidité du paiement.

07

Financer la transmission d’une entreprise

Une convention peut prévoir le rachat des actions au décès. L’assurance détenue par la société peut créer des liquidités et un ajout potentiel au compte de dividendes en capital, mais le mécanisme de rachat influence le coût fiscal des actions et la succession. Le testament, la convention et le plan corporatif doivent raconter la même histoire.

08

Intégrer un legs philanthropique si souhaité

Une assurance ou la succession peut soutenir un don à un organisme reconnu. Les crédits disponibles et leur attribution entre les déclarations dépendent du moment, du propriétaire, du bénéficiaire et des règles de la succession. La volonté philanthropique doit être documentée précisément.

09

Garder le plan vivant

Révisez le plan après un mariage, une séparation, une naissance, un décès, une incorporation, une vente d’entreprise, un changement important de valeur ou une modification fiscale. Une ancienne désignation de bénéficiaire peut contredire un testament plus récent.

Comparer clairement

Le bénéficiaire détermine le trajet de l’argent

Il n’existe pas un choix universel. Le bon trajet dépend de l’objectif, des créanciers, de l’âge des bénéficiaires et du plan juridique.

DestinationEffet pratiquePoint à coordonner
Personne nomméePaiement généralement direct selon le contratRévocabilité et bénéficiaire subsidiaire
SuccessionSomme administrée par le liquidateur selon le testamentCréanciers, délais et liquidités
SociétéLiquidités corporatives et CDC potentielConvention, CBR et choix fiscal
Fiducie ou administrateurGestion encadrée pour un mineur ou une personne vulnérableActe, pouvoirs et modalités
Organisme reconnuObjectif philanthropique et crédit possiblePropriété de la police et moment du don

Exemple chiffré

Un patrimoine important, mais peu d’encaisse

Une famille veut conserver un immeuble et éviter que le liquidateur doive vendre rapidement des placements ou l’actif immobilier.

Impôt, dettes et frais estimés
350 000 $
Liquidités successorales disponibles
− 120 000 $
Manque de liquidités indicatif
230 000 $
Marge pour variation et frais
À déterminer
La protection s’évalue selon le manque de liquidités, pas seulement selon la valeur du patrimoineExemple fictif. Le calcul réel doit intégrer le roulement au conjoint, les régimes enregistrés, le prix de base, les exonérations, les dettes et le trajet exact de la prestation.

Liste de vérification

Les informations à réunir avant une recommandation.

  • Testament, mandat, contrat de mariage ou d’union et désignations de bénéficiaires
  • Liste des actifs avec propriétaire, valeur et prix de base
  • REER, FERR, CELI, pensions et bénéficiaires désignés
  • Dettes, garanties, impôts estimés et frais de règlement
  • Polices existantes, titulaires, bénéficiaires et montants
  • Convention entre actionnaires et évaluation de l’entreprise
  • Besoins particuliers des enfants, héritiers ou personnes vulnérables
  • Intentions d’égalisation et de dons
  • Validation par le notaire et le comptable-fiscaliste

Sources et méthodologie

Des données publiques, datées et consultables.

Les statistiques donnent un contexte collectif; elles ne remplacent pas le calcul de votre besoin ni l’analyse des conditions d’un contrat.

Information générale seulement, à jour au 27 août 2026. Ce guide ne constitue pas un avis fiscal, successoral ou juridique. Les bénéficiaires, le testament, les conventions et les calculs d’impôt doivent être validés par un notaire, un avocat ou un comptable-fiscaliste selon votre situation.

Prochaine étape

Transformez votre patrimoine en plan de liquidités.

Une première rencontre permet de dresser le portrait des besoins successoraux avant de coordonner les montants avec votre notaire et votre fiscaliste.

Préparer ma succession