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Entrepreneurs et sociétés

Assurance vie en entreprise : protéger les opérations, les actionnaires et la relève.

Une société peut détenir une assurance vie pour couvrir un risque d’affaires ou financer une obligation future. L’avantage dépend moins du mot “corporatif” que de la coordination entre le contrat, la convention et la fiscalité.

Guide mis à jour le 27 août 2026 · Lecture de 8 à 12 minutes

Les données derrière la décision

Quelques repères vérifiables.

Produit net

Montant pouvant s’ajouter au CDC

Pour une société privée bénéficiaire, l’ajout lié à l’assurance vie correspond généralement au produit reçu moins le coût de base rajusté de la police immédiatement avant le décès.

Source : ARC — Folio S3-F2-C1
T2054

Choix requis pour un dividende en capital

Le versement d’un dividende en capital demande un choix formel, une résolution et un calcul du solde disponible. Le produit d’assurance ne sort pas automatiquement de la société.

Source : ARC — formulaire T2054
90 % +

Test ponctuel d’actifs d’une petite entreprise

L’ARC décrit une société exploitant une petite entreprise comme détenant la totalité ou presque de ses actifs dans l’entreprise active ou certains actifs admissibles. La composition du bilan mérite donc une surveillance fiscale.

Source : ARC — guide des gains en capital
01

Protéger une personne clé

Le décès d’une personne essentielle peut réduire les ventes, retarder des projets, fragiliser le crédit et imposer un recrutement coûteux. La société peut être titulaire et bénéficiaire d’une protection mesurée selon la marge à remplacer, la dette et la période de stabilisation, plutôt que selon un multiple arbitraire.

02

Sécuriser les dettes et les garanties

Une protection peut fournir des liquidités pour réduire une dette ou rassurer un prêteur. Les primes demeurent généralement non déductibles; une déduction restreinte peut parfois s’appliquer si la police est exigée et cédée en garantie à une institution financière pour un prêt admissible. Les documents de financement doivent être analysés.

03

Financer une convention entre actionnaires

La convention doit préciser qui achète les actions, comment leur valeur est établie, qui reçoit l’assurance et comment l’impôt est traité. Une police sans convention cohérente peut fournir de l’argent au mauvais endroit ou créer deux mécanismes incompatibles.

04

Comprendre le compte de dividendes en capital

Lorsqu’une société privée reçoit un produit d’assurance vie au décès, le produit net peut augmenter son compte de dividendes en capital, ou CDC. Ce compte fiscal peut permettre un dividende en capital à des actionnaires résidents canadiens, mais seulement après un calcul exact, une résolution et le choix prescrit.

05

Préparer la relève et la succession de l’actionnaire

L’assurance peut financer un rachat d’actions, donner des liquidités à la société ou faciliter une égalisation entre les héritiers. Le mécanisme influence le prix de base des actions, la valeur de la succession et le risque de double imposition. La convention, le testament et le plan fiscal doivent être révisés ensemble.

06

Suivre la valeur de la police au bilan

Une assurance permanente peut avoir une valeur de rachat qui devient un actif corporatif. Elle peut influencer les états financiers, une vente d’entreprise et les tests d’admissibilité de certaines actions à la déduction pour gains en capital. Une évaluation et une stratégie de purification peuvent devenir pertinentes avant une transaction.

07

Éviter les transferts improvisés

Transférer une police entre une personne et sa société, changer le bénéficiaire ou procurer un avantage personnel à l’actionnaire peut déclencher des règles de disposition ou d’avantage imposable. La juste valeur marchande, la contrepartie et le motif commercial doivent être documentés avant le changement.

08

Traiter les stratégies de financement avec prudence

Utiliser une valeur de rachat comme garantie peut soutenir un financement, mais le prêt, l’intérêt, les garanties et le capital décès sont distincts. Les taux peuvent varier, le prêteur peut modifier ses critères et la dette réduit les liquidités nettes. Une illustration n’est pas une promesse de financement futur.

Comparer clairement

À chaque objectif, une structure différente

La société n’est pas automatiquement le meilleur titulaire ou bénéficiaire. Le choix part du risque et des documents juridiques.

ObjectifStructure souvent étudiéeDocument critique
Personne cléSociété titulaire et bénéficiaireCalcul de la perte économique
Dette d’entrepriseSociété titulaire, créancier garanti au besoinContrat de prêt et cession en garantie
Rachat d’actionsSociété ou actionnaires selon la conventionConvention entre actionnaires
Relève familialeProtection coordonnée avec la successionTestament, gel et plan de relève
Liquidités au décèsSociété bénéficiaire avec analyse du CDCCalcul du CBR et choix T2054
Financement garantiPolice permanente et prêteur distinctIllustration, offre de crédit et analyse de sensibilité

Exemple chiffré

Le CDC ne correspond pas automatiquement au capital décès

Une société privée reçoit le produit d’une police dont elle est titulaire et bénéficiaire.

Capital décès reçu par la société
1 000 000 $
Coût de base rajusté avant le décès
− 120 000 $
Ajout simplifié potentiel au CDC
880 000 $
Solde antérieur et autres rajustements
À vérifier
Le comptable doit confirmer le solde avant tout dividende en capitalExemple fictif et simplifié. Les transferts antérieurs, garanties, dettes, choix et autres éléments du CDC peuvent modifier le résultat.

Liste de vérification

Les informations à réunir avant une recommandation.

  • États financiers, organigramme corporatif et registre des actionnaires
  • Convention entre actionnaires et méthode actuelle d’évaluation
  • Liste des personnes clés, dettes, garanties et engagements
  • Titulaire, bénéficiaire, valeur de rachat et CBR de chaque police
  • Objectif commercial documenté pour chaque protection
  • Effet sur la vente éventuelle et l’admissibilité des actions
  • Plan de relève, testament et procurations coordonnés
  • Validation conjointe du comptable-fiscaliste et du juriste

Sources et méthodologie

Des données publiques, datées et consultables.

Les statistiques donnent un contexte collectif; elles ne remplacent pas le calcul de votre besoin ni l’analyse des conditions d’un contrat.

Information générale seulement, à jour au 27 août 2026. Ce guide ne constitue pas un avis fiscal, comptable ou juridique. Une structure corporative doit être coordonnée avec votre comptable-fiscaliste, votre juriste ou notaire et l’assureur avant sa mise en œuvre.

Prochaine étape

Cartographiez le risque avant de choisir le titulaire.

Une première rencontre permet de séparer les besoins de la famille, de l’entreprise et des actionnaires, puis d’identifier les validations professionnelles requises.

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